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 La renommée du grenat, silicate d'aluminium et de fer, remonte à la plus haute antiquité. La couleur varie selon la composition des cristaux, allant du jaune au noir. Les grenats rouges sont les plus connus comme le grenat almandin ou le pyrope.
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 |  |  Dès le milieu du 18ème siècle, chaque province posséda un bijou représentatif de sa culture, à l'instar de la croix de Provence.
 Les grenats de Perpignan devinrent ainsi les symboles de l'identité catalane.
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L'artisanat catalan se développe à partir de 1750 avec la découverte de gisements, d'une beauté particulière, autour d'Estagel dans le Fenouillèdes et sur les contreforts du Canigou : grenats de Lesquerde... de Costabonne et de Caladroi... La réputation des "argenters" de Perpignan ne cesse alors de s'accroître et dès le 19ème, il n'est pas une famille qui ne possède un ou plusieurs de ces joyaux, légués de génération en génération.
La "croix badine" a longtemps constitué avec la "marquise" et les "dormeuses" ou pendants d'oreilles, la parure féminine par excellence. Son nom viendrait de "badiner" ("voltiger").
Ce bijou constitué de 6 à 14 grenats, dont l'élément inférieur est articulé, était autrefois surmonté d'un noeud d'or et de grenat et se portait avec un ruban noir.
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 Elle fut aussi un objet de ferveur religieuse comme en témoigne la Croix de l'abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa, réalisée vers 1600 et conservée à la "Casa Païral" de Perpignan.
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